Pourquoi certaines personnes ne guérissent jamais : Le piège de la colère et de la responsabilité.
- fredericjmeloy7
- Feb 16
- 2 min read
Dans le monde de l’accompagnement et de la thérapie, nous rencontrons souvent deux types de personnes : celles qui cherchent une solution, et celles qui cherchent un responsable.
Récemment, j'ai eu un échange révélateur avec un client potentiel. Après 30 ans de suivis divers, son discours tenait en une phrase : "De toute façon, rien ne fonctionne." Mais derrière ce constat d'échec se cachait une agressivité immédiate, déversée sur quelqu'un qu'il n'avait jamais rencontré.
Le mécanisme de la projection : Pourquoi attaquer l'autre ?
Quand la souffrance dure depuis trop longtemps, elle finit par devenir une identité. Pour protéger cette identité de "victime du sort", le cerveau met en place des mécanismes de défense. La projection en est un : on évacue sa propre frustration sur le thérapeute ou l'entourage.
C'est plus simple de dire "C’est de votre faute si ça ne marche pas" ou "Vous racontez des boniments" que de se demander : "Qu'est-ce que je n'ai pas encore accepté de regarder en moi ?"
La prison du "Rien ne fonctionne"
Affirmer que "rien ne marche" est une zone de confort paradoxale. Si rien ne fonctionne, alors :
Je n'ai plus besoin de m'investir.
Je n'ai plus besoin de prendre de risques.
Je garde le contrôle sur mon malheur.
C'est un auto-sabotage puissant. On entre dans la discussion non pas pour guérir, mais pour prouver au praticien qu'il va échouer lui aussi.

Le cadre thérapeutique : La première étape de la guérison
Ma réponse à cette personne a été ferme. Un travail thérapeutique est une collaboration. Sans respect, sans éducation et sans prise de responsabilité, aucune méthode — pas même l'Hypnoseloy — ne peut franchir la porte que le client garde verrouillée de l'intérieur.
Conclusion : Guérir demande du courage. Le courage de poser son bouclier de colère et d'accepter que nous sommes les seuls maîtres de notre changement.
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